






"Le hockey, c'est un sport typiquement Américain..." - Gary
Alors que la Ligue nationale de hockey (LNH) continue son inexorable marche vers le succès, force est de constater que la décision de tourner le dos aux marchés non naturels comme Québec et le Canada était la bonne approche à adopter. Bettman avait raison et les partisans de hockey, je parle des vrais, ne doivent qu'applaudir le commissaire. Pourquoi s’obstiner à implanter une équipe dans un marché dans lequel le hockey n'a manifestement aucune racine profonde, alors que des marchés reconnus comme étant plus naturels lèvent la main pour participer à la conquête du sport? Pensons à Atlanta (plusieurs histoires à succès à son actif déjà), Austin, Indianapolis ou Houston. D'autres villes, moins importantes certes, mais combien passionnées par le hockey sur glace, pourraient joindre les rangs, me dit-on de source bien informée. Le hockey, ce n'est pas le sport national des États-Unis d'Amérique pour rien. Que les Canadiens se le tiennent pour dit.
Austin, par exemple, ville texane réputée pour ses hivers féroces et sa passion inébranlable pour les sports sur glace, s'impose désormais comme une destination de choix. « Ne doutez plus », écrit un gouverneur qui désire garder l'anonymat. « C'est chose faite », m'affirme un autre, alors qu'on se dirige de l'autre côté de la route principale chez « Mommy's » pour profiter avant l'heure du midi du deux pour un pour les danses aux tables. Aucune raison de ne pas être excité par la nouvelle. Partout dans la ville, les gens ne parlent que de cette possibilité et tous sont confiants de soulever la coupe Stanley dans un avenir rapproché. Avec près d'un million d'habitants au cœur de la ville et près de 2,5 millions dans la grande région métropolitaine, ainsi qu'un aréna déjà prêt (le H-E-B Center de Cedar Park, domicile des Texas Stars de la AHL), Austin se positionne comme un choix d'adulte. Des villes comme Québec peuvent difficilement rivaliser, et tous les experts le confirment.
En ce qui concerne Indianapolis, riche de sa glorieuse histoire de hockey, elle est naturellement prête à renouer avec ce sport typiquement américain. Le Gainbridge Fieldhouse est déjà prêt à accueillir près de 12 000 fans déchaînés et un nouveau centre sportif, le Fishers Event Center, en construction pour 8 500 spectateurs, pourrait, dit-on, accueillir une deuxième équipe afin de créer une sérieuse rivalité.
Aux États-Unis, les tartes sont faites pour être partagées. À Québec, la tarte, ce sont eux, me dit-on également sous le couvert du secret.
Du côté d'Atlanta, troisième tentative oblige, les choses ne peuvent objectivement que réussir. Jamais deux sans trois, et cette fois sera la bonne. C'est d'ailleurs ce qui est prévu depuis longtemps en Arizona : on sait que la deuxième tentative sera un échec mais qu'ultimement les fans seront au rendez-vous lors de la troisième tentative. C'est comme ça que ça fonctionne dans le pays de l'oncle Sam.
Et comment oublier Houston, fantasme de tous les journalistes sportifs?
Le hockey, c'est un sport né américain.
Si le Canada veut son sport, qu'il en invente un.
Assez, c'est assez.
Pensez-y...
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