






La Ligue nationale de hockey prépare sa prochaine grande expansion... de milliards de dollars.
Pas de surprise là-dedans, la LNH embroche les nouveaux marchés sans lubrifiant : elle le fait à sec et ça fait mal.
Et pendant que Gary et sa bande nient, plusieurs villes américaines font déjà la file avec leurs valises de cash. Houston, Atlanta (oui oui… encore eux), Kansas City, Portland, et même… San Diego. Rien de trop beau pour ceux qui n’ont pas de glace naturelle mais un compte de banque en US dollars.
Pendant ce temps, aux yeux des médias et des bonzes de la Natioooonal Hockey League, Québec est encore la petite grosse à bavette que personne n'invite à danser. L'amphithéâtre est là… mais apparemment pas dans le bon code postal.
Seattle a payé 650 millions et Salt Lake City, capitale du hockey sur glace, a craché la ronde somme de 1,2 milliard pour... les "&?*%%" de Coyotes. Prochaine expansion? On parle de quoi, 2 milliards? Et ça va sortir les chéquiers sans trop poser de questions, parce que Gary jure que c'est le prix à payer. Parce que la LNH, ce n’est plus vraiment un sport pour le peuple : c’est un club privé de propriétaires et de joueurs riches comme pas possible. Mais trop, c'est comme jamais assez. Ils en veulent plus, encore plus.
Vous avez vu le prix des billets du Canadien en séries? C'est un minimum de 400 piastres le billet, bien assis dans le fin fond de la bâtisse avec les autres pauvres de la place. C'est indécent.
Et Québec dans tout ça? Ça fait réfléchir. Personnellement, aucune chance que je paie 400 $ pour voir un match de hockey, même si j'en avais les moyens. Le spectacle ne vaut tout simplement pas ça — d'ailleurs, aucun spectacle ne les vaut.
Mais on est là, la bavette qui pendouille, dans l'espoir que le beau Gary nous invite à danser.
Pitoyable.
Au final, ce n’est pas très compliqué. Québec n’est pas un marché américain. Dans la capitale des taxes, des impôts et de la social-démocratie, Québec n’a pas de propriétaire qui gère 12 casinos privés à Vegas. Québec n’a pas assez de palmiers et — on va se le dire — à Québec, il fait frette en estie.
Je serais le premier à vouloir traîner mon derrière dans le sable si j'avais les poches remplies de bidous.
Québec a livré la marchandise avec sa marche bleue et son engagement clair avec le Centre Vidéotron. Québec a été un bon joueur et elle a été la seule à respecter les foutues règles qui ne s'appliquent de toute évidence pas aux autres villes.
Et comment ça va à Salt Lake City? Ça semble pas fameux, déjà les prix des billets de saison sont en baisse.
Houston? Rien contre. Certainement un bon marché, mais Québec méritait mieux.
Atlanta? Encore? Clairement, cette fois ça va marcher, parce que le nombre de partisans est sans importance. Ce sont les milliards qui comptent.
Et les autres? Misère...
Pas vraiment, mais bon.
Pensez-y…
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