Nous voilà déjà rendus à la fin du cycle de Gary, ce cycle de 7 ans où la planète LNH, dans sa rotation autour du soleil, rencontrera la planète KHL. Cette dernière, dans son interposition entre le soleil et planète LNH, pourra ainsi capter toute la lumière disponible permettant un développement florissant de sa civilisation. Si ce phénomène hors du commun frappe l'imaginaire des petites gens, les scientifiques tentent depuis des décenies d'expliquer cette période dite de latence. Ainsi, plusieurs caractéristiques à ce cycle ont déjà été identifiées.
- Le changement de climat: Évidemment, ce manque de soleil, pour une période prolongée, amène une certaine noirceur sur la planète LNH. Conséquemment, les végétaux ayant l'habitude de pousser en tale près des étendus glacés se répandent aux quatre vents alors qu'ils n'ont plus la force de s'enraciner et les différentes espèces de rongeurs, comme le Youppi, descendent profondément dans les entrailles de la terre pour garyner (terme analogue à hiberner, mais utilisé pour le cycle de Gary).
- La dépression saisonnière: Chaque période de latence a une durée indéterminée, le tout variant en fonction des tempêtes solaires pouvant influencer les vitesses de rotation des planètes sur l'orbite de ce dernier. Bien que la durée souhaitée n'excède pas les 4 mois, c'est à dire de septembre à décembre, il arrive qu'elle se prolonge au-delà de 8 mois. Cette période intitulée point de non-retour affecte grandement un pourcentage non négligeable de la population. Les symptômes dits dépressifs peuvent apparaître quelque part en janvier lorsqu'il semble évident que la période de latence atteindra le maximum de sa durée, c'est-à-dire 10 mois. Il est donc possible d'observer, quelques fois les samedis soirs où la température atteint -20 degrés, un individu masculin désemparé et nu en plein milieu de la rue en train de crier GAAAAARRYYYYYYY!!!!
- La migration: Bien que la fin du cycle de Gary semble être une période pénible et néfaste pour la civilisation de planète LNH ainsi que pour les vendeurs de hot-dog composant en grande partie son système économique, une autre civilisation en tire profit. En effet, planète KHL voit sa faune et sa flore s'exciter alors que cette période d'ensoleillement tant attendue, période appelée l'effet follow spot, comble une carence nutritive quotidienne. Non seulement l'environnement naturel en tire profit, mais la civilisation voit son humeur générale s'améliorer alors que plusieurs vacanciers de planète LNH (les plus fortunés seulement) viennent stimuler l'économie locale en attendant le retour du beau temps sur leur planète mal-aimée.
Bien que les scientifiques aient pu faire ces observations sur la fin du cycle de Gary, plusieurs questions et appréhensions reviennent à chaque période de latence. Est-ce que les végétaux seront de retour près de nos étangs glacés après une absence prolongée de lumière? Qu'en sera-t-il des étendus désertiques, ceux-là mêmes qui peinent à attirer un ou deux cactus en période d'ensoleillement? Récupèrerons-nous nos vacanciers ou si ces derniers finiront par prendre goût à la planète KHL en tournant le dos à leur terre d'origine? Si ces craintes reviennent de cycle en cycle, les scientifiques ont au moins la certitude que les rongeurs, tels le Youppi, seront toujours de retour et ce, quand bien même que la période de latence durerait un siècle. Comme dirait un éminent chercheur "sont pas tuables ces estis-là!"
Si le lockout de la LNH pouvait s'expliquer par un phénomène naturel, ça serait tel que tel. Mais dans les circonstances, je crois qu'il y a des coups de pelle qui se sont perdus...
---------
On jase...
Commentaires