In the tribune Zone Nordiques
Si Dougie le dit!
2 nov. 2014
Doug Cifu le confirme, les Panthers de la Floride sont là pour rester. Suffit d’une poignée de joueurs talentueux, de quelques victoires et de promotions savoureuses sur les roteux pour renverser la vapeur. Tout comme à Chicago et Pittsburgh, c’est une question de temps avant que l’aréna ne se remplisse de partisans déchaînés.
Les propos rapportés par Stéphane Cadorette du journal de Québec ont de quoi faire sourire. Doug Cifu ne ménage pas les efforts pour tenter d’expliquer les pitoyables assistances au BB&T Center. « Ce que les partisans sont en train de nous dire, c’est : OK, on vous entend, mais faites vos preuves! Prouver nous que vous allez maintenir l’intégralité du prix des billets et prouvez que vous allez mettre sur la patinoire une équipe qui gagne et dont nous pouvons être fiers ».
C’est sérieux Doug? Vos partisans, ceux-là même qui refusent obstinément de se procurer des billets lorsqu’ils ne sont pas gratuits attendent bien assis les pieds dans le sable de payer un juste prix? Juste prix qui inclut évidemment : une équipe gagnante, des joueurs vedettes, un gilet officiel de l’équipe, le stationnement, la bière en fût sur le bras, un accès buffet à toutes les concessions alimentaires et une branlette.
Douze dollars pour tout le pactole me semble un prix juste. Les équipes canadiennes compenseront pour le reste. N’est-ce pas Dougie?
Le copropriétaire des Panthers va même jusqu’à comparer la situation des Panthers à celle des Blackhawks de Chicago il y a quelques années. S’il est difficile aujourd’hui de se procurer de bons billets pour voir à l’œuvre les Kane, Toews, Hossa, et Keith il en était autrement lorsque les aigles noirs en arrachaient sur la glace. Seulement, aujourd’hui, la réalité dépasse la fiction. Jamais une équipe n’aura attiré aussi peu de spectateurs dans ses gradins. Les assistances officielles annoncées, les pires de l’histoire des Panthers, sont également leurs plus grands mensonges : c’est tout au plus 2000 personnes qu’il y avait dans les estrades, pas 7000.
Et ce n’est pas fini Dougie! Heureusement qu’il y a les snowbirds.
D’ailleurs, pourquoi ne pas boycotter vos visites à l’aréna cette année et rester pénard dans votre condo locatif climatisé? S’il le faut, jouez une partie de golf? Profitez de la plage? Cueillez des oranges et des noix de coco? Mais de grâce évitez de satisfaire les illusions de tous ceux qui croient qu’il y a un « marché » de hockey en Floride.
Qui sait, un dizaine de matchs à moins de 2000 spectateurs pendant la période des fêtes, ça pourrait nous aider?
Voici ce que disait Don Waddel des Thrashers d’Atlanta avant le départ de la concession pour Winnipeg : «Cette année, nous avons mis fin à la politique de donner de 3000 à 4000 billets par match, car les gens n'achetaient plus de billets et attendaient d'en recevoir gratuitement, c'est pour ça que nos foules sont à la baisse. Nous ne donnons plus que 500 ou 600 billets par match.»
C’est aussi ça votre plan? Ça commence sérieusement à ressembler à Atlanta, sauf pour les rideaux noirs.
Béton ce plan mon Doug!
En passant, tu devrais peut-être songer à demander à ton milliardaire d’associé, Vinny de son prénom, d’allonger les 80M$ de subvention nécessaires à votre bonheur. Après tout, vous êtes là pour rester?
N’est-ce pas?
Pense-y mon Dougie!



