In the tribune Zone Nordiques
Le dernier bluff
26 mai 2013
Après plusieurs semaines d’incertitudes et de spéculations, le chat est enfin sorti du sac. Bettman a mis cartes sur tables et a présenté à la planète hockey son dernier bluff. Son ultime tentative pour sauver son désertique héritage à la ligue :le hockey au pays des cactus.
Il se rendra donc mardi à Glendale en compagnie de George Gosbee et Anthony LeBlanc de RSE (Renaissance Sports and Entertainment) afin de présenter leur offre pour garder les Coyotes là où le hockey n’a jamais fonctionné en 16 ans d’histoire.
Un plan machiavélique de Bettman
Arrêtons de penser que Gary Bettman est un imbécile. Comme lors d’une partie de poker, c’est lorsqu’on sous-estime ses adversaires que l’on est le plus vulnérable. Le plan de Gary est parfait. Son objectif est d’emmener le hockey à Seattle. Voici comment il compte y parvenir, selon moi :
Gary s’est fait avoir lorsque les propriétaires de la NBA ont rejeté du revers de la main le transfert des Kings de Sacramento vers la ville de l’état de Washington. Si le transfert aurait été approuvé, je crois que l’on aurait déjà eu droit à une annonce de relocalisation des Coyotes vers l’ancienne ville des Supersonics. Ça n’a pas fonctionné. Par contre, rien ne dit que Seattle ne pourra pas, admettons l’an prochain, mettre la main sur les Bucks de Milwaukee ou une autre équipe en difficulté. Il doit donc acheter un an, s’il veut atteindre son objectif.
RSE présentera donc son offre au maire et différents conseillés municipaux mardi le 28 mai. On sait tous que le gros enjeu est le montant accordé aux frais de gestions du Jobing.com arena. La ville devra étudier l’offre de RSE « attentivement ». On doit donc compter, je suppose, de 7 à 10 jours supplémentaires. Ce qui nous amène, admettons, vers le 10 juin (j’arrondis, bien sûr…). À ce moment, si les conseillers de Glendale sont responsables, ils diront NON aux demandes de RSE. Gary annoncera donc qu’il sera trop tard pour déménager les Coyotes cette année, et que la LNH prendra entente avec les nouveaux gestionnaires pour les garder un an de plus sur le respirateur artificiel.
Bien évidemment, je ne souhaite pas que ce coup de bluff de Bettman fonctionne, mais je crois que c’est un scénario plausible. Il est clair comme de l’eau de roche que le commissaire ne veut rien savoir du marché de Québec, j’espère que je ne surprends personne en disant cela. Bettman possède toutes les cartes dans ses mains.
Après tout, quand on est à la fois joueur et croupier, on ne peut pas vraiment perdre, n’est-ce pas?
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